Cela fait déjà plusieurs années que mon père pratique, en loisir, le karting, principalement sur un parking du côté d'Annemasse (74). Quand je suis avec lui, il a l'habitude de me prendre sur ses genoux pour me faire faire « un petit tour », j'ai même le droit de m'occuper du volant.


En 1993,
je fête mes 4 ans mais c'est également l'année de mes premiers vrais débuts en kart. Lors des vacances d'été, mon père m'emmène sur une petite piste proche de St Jean de Mont (85) (Saint Révérent). Je vais pouvoir faire comme papa. Pour l'occasion, il me prête ses gants (qui me remontent d'ailleurs presque jusqu'aux coudes) et son casque. J'effectue seulement quelques tours avant de finir ma course dans les pneus...je me fais alors peur et préfère ne pas repartir.

En 1995, je retourne, à la même période, sur le même circuit. Dans l'après midi, je fais 3 séries de 6 minutes et m'améliore très nettement puisque je finis la journée en 51 s. alors que j'avais commencé en 1min 15 s. (la marge de progression reste cependant grande).

Je prends goût aux joies du « pilotage » et m'amuse même à faire la course avec mon cousin. Voyant que le « petit Juju » semble prendre beaucoup de plaisir et suite aux progrès enthousiasmants, mon père décide le 2 septembre 95 de m'offrir mon premier kart. Mais là c'est la déception, puisque je semble repartir de zéro. Le kart n'est plus le même et je suis beaucoup moins en confiance.

Pendant 2 ans, je vais rouler de temps en temps sur le circuit de Rumilly sans faire de réels progrès, de plus, le kart est source de stress et c'est parfois à contre cœur que j'y vais.

Puis au début de l'année 98, nous partons vivre en Argentine. Comme le reste des meubles, le kart est mis dans le container...le but est de pouvoir continuer à rouler là bas.

Il faut quelques mois d'adaptation à notre « nouvelle vie » avant que l'on retourne sur les pistes. Pendant 1 an, je vais rouler sur le circuit de Tigre (à seulement quelques minutes de chez nous). Le gros changement, c'est la « qualité » du revêtement, la piste est très bosselée et le bitume n'est pas le même partout. Il faut aussi que j'apprenne à rouler avec d'autres pilotes sur des karts beaucoup plus rapides que le mien (60cc pour ma part contre des 125cc le plus souvent), cela me vaudra d'ailleurs quelques accrochages qui viennent sanctionner un manque d'attention.

 

En 1999, mon pilotage s'est progressivement amélioré et donc, mon père et moi décidons de commencer la compétition (accessible dès 8 ans en Argentine contre 10 en France), dans une nouvelle catégorie, la Piston Port Junior. Le matériel n'est pas exactement le même, les pneus sont plus larges et le moteur plus puissant.

Les premiers résultats ne sont pas très bons (je finis souvent dernier ou avant dernier) cependant le directeur de mon équipe (CRG argentine) remarque une chose, j'écoute beaucoup les conseils et analyse très bien le comportement du châssis et du moteur, mais il me faut gagner en confiance et en agressivité.

Au fur et à mesure des courses je progresse et parviens à trouver le réglage carburateur optimal pour l'un de mes moteurs, et finis par gagner ma première course (à Baradero en mai 99), cela va être un premier « déclic » pour moi, et la compétition s'avère être un moteur dans ma passion pour le kart.

Pour les vacances de juin et juillet, nous rentrons en France et c'est l'occasion de faire une course pour jauger mon niveau. Je participe donc au Trophée des Constructeurs (à St Amand). Mais là c'est la déception, je ne suis pas prêt...je termine le week-end loin derrière les premiers.

De retour en Argentine, on décide de changer de catégorie pour réduire les coûts et mieux me préparer pour les catégories Françaises. J'attaque, dans cette  catégorie, par le championnat d'Argentine. Pour l'égalité de tous, les moteurs sont attribués par tirage au sort...mais ce dernier est fait de manière bizarre (certains tirent un numéro mais ne repartent pas avec le moteur qui lui correspond) et je me retrouve avec un moteur peu performant en comparaison avec certains. Le résultat final sera très décevant...

Arrive ensuite une course du championnat de la province de Buenos Aires, à Zarate (mon circuit Argentin préféré). Mon moteur tombe en panne lors des chronos...il nous reste alors 1 seule solution, abandonner. Vient alors vers nous un mécano qui nous dit : « il me reste un moteur dans le camion, c'est loin d'être le plus performant mais si vous voulez je peux vous le prêter...au moins ça fera rouler le petit (en l'occurrence moi). » On accepte et commence alors l'une de mes plus belles courses, je me bats aux avant poste pendant les manches, compensant les faiblesses moteur par un meilleur réglage châssis et des trajectoires les plus propres possible. Arrive alors la finale, je suis pour la première fois en mesure de gagner, mais alors que j'attaque le dernier virage en tête le pilote qui me suit m'éjecte hors de la trajectoire et je termine finalement 3°. Il sera finalement déclassé et je monte donc sur la 2° marche du podium. De ce week-end, je repars déçu mais également très heureux de m'être battu pour la victoire. Commence également une longue histoire avec ma nouvelle équipe, et surtout le mécano cité quelques lignes plus haut...Omar Kchele.

Ce dernier va me prendre sous son aile et tout m'apprendre sur le karting (pilotage et mise au point du matériel). Une très grande complicité s'installe et mes progrès sont alors saisissants.

Les courses et les entraînements continuent, puis au bout d'un certain temps, on décide de changer de catégorie. Je deviens au passage pilote officiel de la marque Kart Mini (je roule avec leur tout dernier châssis et nous avons pour tâche de le développer).

 

En 2000, je quitte l'Argentine pour venir de nouveau habiter en France.

(Pour l'anecdote, Kart Mini deviendra Champion d'Argentine en 2001 avec mon matériel. Nous avons donc semble-t-il bien fait notre travail durant la saison 2000.)

 

En 2001, je fais une saison complète dans la catégorie Minimes (championnat régional et national), les résultats sont bons avec un titre de vice champion Rhône Alpes et un coup d'éclat au championnat de France sur la piste de St Amand ou j'ai tant « souffert » 2 ans auparavant. J'arrive en retard à la première séance des chronos et je pars donc remonté à bloc, je réalise le 4° temps au général puis à la 2° séance je suis le seul à améliorer et signe alors le 2° temps à seulement quelques centièmes du premier. Par la suite je gagne une des manches qualificatives, mais la phase finale est gâchée par un accrochage au départ. J'effectue cependant une grosse remontée 17 places en 15 tours et finis 13°.

 

En 2002, je passe à la catégorie supérieure, le Cadet, mais ma saison sera très mitigée avec peu de bons résultats. Cela en partie dû à mon manque d'agressivité dans le peloton et le peu d'expérience dans cette catégorie face à des adversaires plus âgés.

 

En 2003, c'est ma 2° année en Cadet et l'expérience accumulée l'année précédente devrait me permettre de jouer devant. Cette saison, je change pour la première fois de ligue puisque j'ai déménagé dans le Loir et Cher (à seulement quelques minutes de l'une des plus belles pistes du monde, le Circuit International de Salbris (41)). Le championnat régional va d'ailleurs s'avérer être un excellent entraînement au vue du niveau (on y trouve 5 pilotes très rapides dont le champion de France 2002 et 2003). Le championnat de France va plutôt bien se passer, je me classe régulièrement dans le top 15 et je vais même faire le 4° chrono sur le circuit d'Alès mais ne vais pas pouvoir concrétiser en finale à cause de problèmes électriques et d'un châssis tordu lors d'une des manches (vous pouvez constater le manque de chance dont je suis très souvent victime ?!).

 

En 2004, je fête mes 15 ans et donc l'ensemble des catégories me sont maintenant accessibles. Je commence la saison en N 100 et la marche est énorme (gros pneus, grand châssis, freins hydrauliques et 30 cv dans le moteur), le début de saison est correct mais gâché par des problèmes de boîte à clapets. Pendant le championnat régional, je prouve à plusieurs reprises que je peux me battre avec les meilleurs, je signe même quelques meilleurs tours en course. Lors du Trophée Kart mag je fais quelques erreurs et ne me qualifie pas pour les phases finales...je dois donc me contenter de la consolante (si je la gagne je prouverai que je méritais d'être en finale) et je pars le couteau entre les dents. La piste est mouillée et j'en profite pour surprendre tout le monde au départ, je surgis de la 6° place pour sortir en tête du premier virage. Je finis la course avec une ligne droite d'avance sur le second, le contrat est donc rempli.

Par la suite, je manque de réussite au championnat de France en serrant mon moteur dans une manche, mais je n'étais de toute façon pas en mesure d'aller chercher les meilleurs.

Cette année, c'est aussi l'arrivée d'une nouvelle catégorie, le Rotax Max Junior et la finale se déroulera sur mes terres à Salbris. Donc en parallèle du N100 je roule en Rotax junior et les résultats sont bons. Entre autre je participe au Trophée de Sologne ou le niveau est relevé car tout le monde vient préparer le France. Cependant, mon équipier (Julien Babin) et moi dominons largement. La consigne est toujours la même, on ne s'attaque pas pour faire le trou avec les autres et dans les 2 derniers tours les débats sont ouverts...cela va bien se passer jusqu'à la demi-finale, on se double plusieurs fois dans le dernier tour, c'est chaud, je parviens a attaquer le dernier virage en tête et avec une légère avance, je ne ferme donc pas la porte, Julien y voit une ultime chance et se jette dans le trou de souris mais il est trop optimiste et l'accrochage devient inévitable, je pars en tonneau et retombe lourdement sur la tête...il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits et me dégager de sous le kart. Je suis finalement emmené par les pompiers pour des radios (j'ai mal au cou et à la jambe), en partant sur la civière, je fais promettre à mon équipier de gagner la finale pour nous (car je ne lui en veux absolument pas, à sa place j'aurais fais exactement la même chose), ...une promesse qu'il tiendra.

La fin de saison arrive et par conséquent le championnat de France Rotax junior. Les objectifs sont clairs...gagner ! Pour l'occasion, Omar est venu d'Argentine pour me faire la mécanique. Le week-end se passe très bien et je suis en mesure de monter sur le podium. En finale, je suis dans le groupe des 5 premiers et parviens à entamer le dernier tour à la 3° place mais là encore je subis une attaque « suicide » de mon poursuivant, ça ne passe évidement pas et il me harponne. Le 5° en profite alors pour passer 3° et moi j'échoue à une désagréable 4° place (certainement la pire de toutes)...j'étais si près de monter sur mon premier podium au niveau national...pendant plusieurs semaines je vais être inconsolable. Il me faut cependant me reprendre en main et préparer la saison suivante.

2004 s'avère donc être une belle année d'apprentissage avec des très beaux résultats même s'ils auraient pu être meilleurs avec plus de chance. J'ai énormément progressé surtout en dépassement, je suis maintenant beaucoup plus agressif et cela est de bon augure pour les saisons à venir.

 

En 2005, on décide de participer à la première course du championnat d'Europe qui est organisée à Salbris, c'est l'occasion de faire un très beau résultat à haut niveau. Pour l'occasion, mon motoriste (Alex Ravoire) et Omar sont là. Le week-end se passe très bien et je me hisse sur la première ligne pour le départ de la demi-finale. Il se met alors à pleuvoir, je ne sais pas à quoi m'attendre puisqu'il n'a pas encore plu du week-end. Je réfléchis à ma stratégie pour la course, il me faut prendre l'avantage dès le départ et creuser vite l'écart pour me mettre à l'abri de toute remontée de concurrent plus à l'aise sous la pluie. Le départ est donné et comme prévu je prends l'extérieur au premier virage, je sors ainsi plus vite et je peux ainsi croiser la trajectoire du premier...mission accomplie, je boucle le premier tour en tête. Je prends vite de l'avance mais au bout de quelques tours je suis rattrapé et je me retrouve en 3° position. Je veux alors en faire un peu trop pour suivre le rythme, car je n’admets pas me faire distancer petit à petit, et pars en tête-à-queue au bout de la ligne droite après un freinage trop appuyé. Je finis alors à une lointaine 23° place et je m'en veux car j'ai gâché mes chances alors qu'il me suffisait d'assurer ma 3° place. En finale il va donc falloir cravacher pour remonter dans le peloton de tête. La piste est encore mouillée et j'entame alors une folle remontée jusqu'à la 6° place à 2 tours de la fin mais lors du dépassement pour le gain de la 5° place ma roue touche celle de mon adversaire et ma jante casse...c'est alors une crevaison lente qui va me relégué à la 9° place. Le résultat final est bon mais un peu décevant quand on sait que j'ai roulé aussi vite que la tête de course. 

Quelques mois plus tard, je suis invité par Monsieur Gildas Mérian (directeur de la marque Sodikart) à participer au Grand prix FFSA à Varennes dans la catégorie Espoir au sein de la structure officielle Sodi…cela me fait très plaisir car cette chance n’est pas offerte à tout le monde. Malheureusement, mon père va avoir un grave accident de voiture avant la course et je préfère refuser l’invitation (voir mon père à l’hôpital m’a un peu refroidi et puis je n’ai pas envie de participer à cette course sans lui). 

Et puis finalement, à sa sortie d’hôpital, l’invitation tient toujours…je prends donc part au Grand prix FFSA à Lyon, mais le weekend va être dur car je n’ai pas d’expérience dans cette catégorie (pneus très tendres, moteur 100cc qui prend 19000 trs/min,…). Je fais cependant bonne impression en parvenant à me qualifier pour la phase finale mais en demi-finale et en finale je ne fais pas plus d’un tour car le premier virage du circuit de Lyon est très étroit et je me retrouve donc 2 fois de suite pris dans un accrochage. Je suis cependant heureux de mon week-end car j’ai prouvé que je pouvais rouler vite et battre certains pilotes avec plus d’expérience que moi.

Je retourne ensuite dans la catégorie Rotax où la fin de saison va être moins bonne que prévue, avec une décevante 10° place au championnat de France.

 

En 2006, c'est une nouvelle fois plein d'espoir que l'on se relance dans une campagne Européenne. De la même façon, les choses vont très bien commencer, je suis dans les 10 plus rapides lors des essais. C'est donc confiant qu'on se prépare pour la séance chrono. Je pars alors pour 10 min avec pour objectif de faire « claquer » un temps. Mais là c'est l'incompréhension, le kart avance au ralenti et je ne trouve pas la panne...je m'arrête même sur le bord de la piste pour vérifier si la batterie ne s'est pas débranchée...rien. Je dois donc me résoudre à rentrer au stand (une fois rentré, je n'ai pas le droit de ressortir). Je sors de mon kart, en fait le tour, et en regardant l'échappement je vois un petit morceau de chiffon, je tire dessus et sors toute une boulette de papier à essuyer...mon mécano n'en croit pas ses yeux et me confirme ce que je pensais, ça n'est pas un oubli de sa part. J'ai donc pour la première fois été victime de sabotage. 

Et oui, pendant la pause de midi, nous avons laissé notre stand sans surveillance...une erreur ! Je me retrouve donc en dernière position (environ 65ème) et je vais devoir cravacher dur dans les manches pour espérer arriver en finale. Dans les manches il me faut remonter une quinzaine de places en seulement 12 tours. Le départ est donc primordial. Je le réussis d'ailleurs très bien dans ma première manche et je fais un très bon premier tour (j'ai déjà remonté une dizaine de positions) malheureusement il pleut et un concurrent qui me précède part en tête-à-queue...je ne peux pas l'éviter car je suis coincé entre 2 karts à gauche et à droite. Tout ça se passe très vite puisque les gerbes d'eau me cache l'incident jusqu'au dernier instant, je freine pourtant très fort (je tors d'ailleurs le plancher sous la pression de la pédale) mais le choc est inévitable. L'avant de mon kart a beaucoup souffert, l'une des 2 roues ne touche plus le sol, j'abandonne donc logiquement. En rentrant au stand, mon père est « dégoûté » face à tant de malchance. Il me dit : « Allez c'est bon, range tes affaires, c'est fini pour le week end. » à ça je réponds : « Attends, il nous reste un chassis, on a peut-être le temps de le remonter avant la prochaine manche...et puis je sens que ça marche fort, y'a encore moyen de faire un bon résultat. »

On se décide alors à remonter entièrement l'autre kart. Mon père, Romu (mon mécano à plusieurs reprises depuis 2003. Depuis 2006, il s’occupe de moi sur toutes les courses et avons trouvé une très bonne méthode de travail) et Alex (mon motoriste depuis mes débuts en kart, hormis les 3 ans passés en Argentine) le font en un temps record pour que je puisse prendre part à ma seconde manche. Je n’ai plus le choix, dans les manches il me faut remonter un minimum de 15 places. J’y parviens mais cela reste insuffisant et je dois passer par le repêchage (seuls les 3 premiers sont qualifiés pour la phase finale). Je réussis un bon départ et me retrouve vite en 3° place, le kart marche le feu et je passe en 2° position. Je décide de rester derrière le premier pour creuser l’écart avec nos poursuivants. A 5 tours de la fin nous avons une belle avance, je passe donc à l’attaque au bout de la ligne droite et prends immédiatement une avance qui ne va cesser de grandir jusqu’à l’arrivée. Les portes de la demi finale et de la finale me sont désormais ouvertes.

Je pars en 28° position pour la demi finale, l’objectif est de remonter dans le top 10 pour pouvoir espérer gagner en finale. En seulement 18 tours il va falloir sortir le « grand jeu » et le départ est plus que jamais primordial. Je prends un maximum de risque et réussis un premier tour de folie (je suis déjà aux alentours de la 13° position) malheureusement il y a un accident et la course est arrêtée. Je pars de nouveau depuis ma lointaine 28° position pour le 2° départ. Là, l’effet de surprise est moins fort car mes concurrents savent à présent dans quels virages je porte mes attaques. Je termine tout de même dans le top 15…la victoire reste possible. Je prends un maximum de risque au départ de la finale mais je me retrouve impliqué dans un accrochage et perds du temps, beaucoup trop de temps. Il faut tout refaire, redoubler tout le monde suffisamment vite pour que la tête de course ne s’échappe pas…malgré tous mes efforts je termine 7°. Durant la course j’ai roulé aussi vite que les premiers ce qui me laisse une nouvelle fois un goût amer, car sans un sabotage j’aurais largement pu me battre pour la victoire. Cependant, je suis très fier du résultat car il n’a pas été facile de l’obtenir. Ce week-end m’a aussi beaucoup apporté sur le plan de la concentration car avec mes mésaventures il m’a sans cesse fallu retrouver la motivation pour atteindre mes objectifs.

Le reste de la saison va être bon puisque je monte sur la troisième marche du podium au Trophée Kart mag (le niveau y était aussi élevé que le championnat de France) puis je termine également 3° lors de la qualification à la Bridgestone Cup.

Je suis donc plein d’espoir en arrivant au championnat de France. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, avec des chronos ratés je dois une nouvelle fois remonter pendant les manches et en demi finale je m’accroche au départ…je casse une jante et tords mon arbre arrière. Pour la finale je pars dernier, on décide donc de jouer « quitte ou double » en optant pour des réglages extrêmes. Malheureusement, ça ne paye pas et je termine aux alentours de la 18° place.

A la Bridgestone Cup (l’équivalent du championnat de France) je vais également jouer de malchance. Alors que je pars en 9° position et que je suis en mesure de jouer la gagne, ma batterie tombe en panne et je suis donc obligé d’abandonner dès le premier tour.

Cette année c’est aussi ma première participation au 24 heures du Mans karting. Mon équipe est la plus jeune et c’est également leur première participation. A mon arrivée le jeudi je fais connaissance avec tout le monde, et je suis très bien accueilli dans un « groupe » qui se connaît déjà. Il faut se mettre en tenue pour la présentation des équipes, dans le centre ville du Mans. Ensuite le soir ce sont les essais de nuit et la magie du Mans commence à agir, le bruit, les feux des karts qui passent à toute vitesse dans la ligne droite devant les stands, …puis vient  mon tour de rouler, après quelques tours pour prendre mes marques je commence à partir à la chasse au chrono (je veux bien faire et montrer à mon équipe que ça vaut le coup de me faire confiance). Ensuite je rentre au stand et en voyant le sourire sur les visages des membres de mon équipe je comprends que j’ai fais un bon temps (effectivement, je roule 5 dixièmes plus vite que mes équipiers). 

Puis viennent les essais du vendredi après midi, je suis de nouveau le plus rapide et donc c’est moi qui suis chargé de faire la séance chrono. Je signe le 3° temps de la catégorie à seulement quelques centièmes du meilleur temps. Mais pour la course les choses se gâtent car avant le départ il se met à pleuvoir et on fait un mauvais choix de pneus, de plus le motoriste a « trifouillé » le moteur et au final je fais mon relais d’une heure avec un moteur qui ne prend pas tous ses tours dans la ligne droite. Par la suite, la malchance (ou manque d’expérience) va s’acharner et nous reléguer dans les profondeurs du classement, démoralisant au passage tous les membres de l’équipe. Je reste motivé et fais mon maximum pour « stopper les dégâts ». On termine finalement aux alentours de la 23° place.

Le bilan de la saison est une nouvelle fois mitigé puisque j’ai joué de malchance dans les grands rendez-vous mais la performance était cependant bien présente avec tout de même 2 beaux résultats au niveau national.

 

En 2007, c’est l’année où je passe mon bac et donc le kart est un peu mis de côté pendant la première partie de la saison. Lorsque la première course arrive, ça fait 6 mois que je ne suis pas monté dans un kart et c’est dur de retrouver le rythme. Je roule à environ 3 ou 4 dixièmes moins vite que le pole man mais petit à petit je me rapproche des temps des meilleurs. Malheureusement, la finale est annulée en raison d’un orage qui a inondé la piste et je reste donc sur un résultat blanc car je me suis accroché au départ de la demi finale.

Ensuite, c’est la qualification pour le championnat de France, le niveau y est relevé mais cette fois je suis tout de suite dans le coup. En finale je manque pourtant de peu le podium en me faisant doubler dans le dernier tour par un adversaire que je n’ai pas « senti » revenir. Romu et moi sommes également dégoûtés car l’un de mes prédécesseurs n’est visiblement pas conforme mais n’est pourtant pas déclassé par manque de contrôles.

En juillet a lieu une des deux courses importantes de l’année, la Bridgestone Cup où le niveau est aussi relevé que le championnat de France. Une fois mon bac Scientifique en poche je peux enfin me consacrer à fond dans le kart et pendant 2 semaines je vais préparer cette course avec l’aide d’Eddy (un bon pote et créateur de E.T. Colors, une société de peinture sur casque). Quand la course arrive, je suis motivé à bloc et veux absolument faire un beau résultat. L’équipe et moi sommes contents car le travail semble porter ses fruits puisque je fais partie des plus rapides. Le dimanche matin je signe même le record de la piste (non officialisé car je le fais pendant le warm up) et c’est de très bon augure pour la phase finale. En demi finale j’assure la 3° place qui est synonyme de départ à la corde pour la finale, mon prédécesseur essayera d’ailleurs de me piéger en freinant au dernier moment avant la ligne d’arrivée mais je m’y attendais et donc je reste derrière et le pousse jusqu’au bout. 

Pour le départ de la finale je dois coller au premier pour empêcher le second de se rabattre devant moi…c’est ce que je fais mais lors du premier tour je commets une petite erreur (je monte sur le vibreur et le kart se met alors à sauter) et mon poursuivant en profite immédiatement. Par la suite il tente de partir avec le premier mais je parviens à les suivre avec cependant une petite longueur de retard. Au fur et à mesure des tours, je comble le trou centième par centième. Me voyant revenir, le 2° passe à l’attaque sur le premier et fait le maximum pour creuser l’écart pendant les 3 derniers tours. Moi je suis juste derrière le second mais ne peux pas l’attaquer car mes freins avant ne fonctionnent plus correctement et donc tenter un dépassement au bout de la ligne droite risquerait de me conduire à l’accrochage. Les positions restent donc figées jusqu’à l’arrivée. Je passe la ligne avec moins de 2 secondes de retard sur le premier mais avec plus de 8 secondes d’avance sur le 4°, autant dire une « valise » (chose assez rare dans une course aussi relevée).

Je repars donc très heureux car nous avons été très performants, le matériel fonctionnait parfaitement, je n’ai cependant pas pu concrétiser par une victoire par manque de chance (les freins) mais également par des erreurs de pilotage (au départ et une autre fois durant la course ou je rate un point de corde) je constate donc un manque de concentration sur la fin de course dû à la fatigue physique (je ressens encore le manque de roulage en début de saison). La compétitivité affichée durant le weekend est de très bon augure pour le championnat de France qui aura lieu au mois d’octobre.

Le mois d’octobre arrive et c’est le moment de sortir le grand jeu. Tout est réuni pour décrocher le titre de champion de France. Je passe toute la semaine à m’entraîner et tester des réglages, nous sommes très performants et je ne peux m’empêcher de penser au titre lorsque le week-end arrive. Pour la course, les pneus sont tirés au sort. Je pars donc au chrono avec mes pneus de la course, et là…le kart ne se comporte plus du tout de la même façon que durant la semaine, je n’ai plus de motricité en sortie de virage. Tout le weekend je vais me battre pour rester aux avant-postes mais en vain. En voyant que je ne peux rien faire face aux plus rapides je vais m’énerver et tenter un dépassement irréfléchi…je m’accroche et suis disqualifié pour conduite anti sportive. Je m’en veux car à cause de ma disqualification je me prive d’une place en milieu de peloton pour le départ de la  demi finale. Pour espérer faire un beau résultat il me faut prendre un excellent départ et terminer dans les 10 premiers de la demi finale. Je parviens à prendre un très bon départ depuis ma lointaine 28° place et me retrouve dans le top 15 à la sortie du deuxième virage mais à ce moment là, deux de mes concurrents s’accrochent devant moi et je ne peux les éviter. Je perds tout le bénéfice de mon bon départ et termine aux alentours de la 20° position. 

En finale, je ne parviens pas à remonter à cause des nombreuses attaques suicides et des touchettes dont je suis victime mais signe tout de même le 5° meilleur temps au tour. Je termine 22° et très déçu…une nouvelle fois je n’ai pas eu de chance lors du championnat de France, cette fois-ci à cause d’un train de pneus « en bois », dont les performances étaient bien loin d’être satisfaisantes. Ce week-end « m’écœure » de la compétition car j’ai le sentiment que c’est toujours la même chose…j’ai beau être l’un des plus rapides, il y a à chaque fois un événement extérieur qui vient tout gâcher…cette fois victime de l’impossibilité de fournir 200 trains de pneus identiques pour tous les pilotes (3 dixièmes au tour peuvent paraître négligeables mais sont pourtant insurmontables lors d’une course avec un niveau aussi relevé).

Une nouvelle fois une belle saison qui ne finit pas de la meilleure des façons. Je dois cependant penser à autre chose et notamment aux études en attendant le début de la saison 08.

 

En 2008, la saison ne commence que fin avril car il me faut privilégier mes études (1ère année en école d’ingénieurs, EIGSI à La Rochelle). En avril cela fera 6 mois que je ne serai pas monté dans un kart, j’espère tout de même être dans le coup pour cette course qui se déroulera sur mon circuit préféré (à St Amand (18)).

Avant 93 :
1993 :
1995-1998 :
1999 :
2000 :
2001 :
2002 :
2003 :
2004 :
2005 :
2006 :
2007 :